A Paris, Gobykhamé Planifie son troisième mandat !

alpha conde 5Ecoutez, chers compatriotes ! L’on n’a pas eu, tous, le temps de suivre avec ferveur à Paris la virée de Goby Condé, le chauffard du teuf-teuf à trois roues et demi du palais Gokhi Fokhè à Cona-crimes, du mardi 11 au mercredi 12 avril 2017.

Hé, on court le quotidien ici au rythme infernal de « Métro-Boulot-Dodo ! » Voyez-vous ! L’on aime bien râler sur les sites guinéens mais faut-il encore raquer le loyer, éponger ses factures d’eau et d’électricité. Heureusement qu’il y a internet qui stocke les informations permettant ainsi aux uns et aux d’en prendre connaissance ou de les revisiter. Ainsi votre râleur jusque devant l’Eternel s’est vite rabattu sur internet pour dégotter les gaffes de Goby à Paris.

Afakoudou ! Ce n’est pas aisé d’écouter Goby Condé discourir. Cet ancien fesseur à la Sorbonne est incompréhensible dans son parler. Il hache carrément les mots, bredouille, marmonne, zozote, fabrique des phrases sans têtes ni queues. Il zézaye des mots sans employer d’articles. C’est une belle façon pour lui de camoufler ses lacunes linguistiques, grammaticales. Il profite ainsi de la souplesse de la langue française pour cacher sa nullité.

Avant d’entendre Goby Condé porter enfin la réplique à l’actuel locataire de l’Elysée qui avait eu l’outrecuidance, lors de sa visite à Conakry, la capitale guinéenne, de lui dicter un chemin à suivre dans sa gouvernance en Guinée, réécoutons justement ces maux de François Hollande qui appelait alors à une certaine vigilance :

« Vigilants pour que la Guinée soit toujours ouverte au monde, qu’elle ne puisse pas être isolée y compris dans cette phase, et qu’elle puisse continuer à assurer son développement. Développement économique, développement industriel à travers ses mines, développement portuaire, développement aussi de sa démocratie et c’est la question qui m’est posé. La France est attachée depuis longtemps, en tout cas moi depuis que je suis président de la République, à faire respecter les échéances, à faire respecter les ordres constitutionnels des pays qu’elle soutient et aussi à faire en sorte qu’il puisse à chaque fois y avoir des élections pluralistes et transparentes. Lorsque Jacques Chirac est venu ici en Guinée, et il y a 19 ans, Alpha Condé était opposant, il était en prison. Aujourd’hui, je suis auprès du président Alpha Condé. Mais je veux que l’ensemble des parties prenantes guinéennes puisse être associées aux élections qui vont se produire et je l’ai toujours dit à Alpha Condé. Je l’ai reçu très tôt lorsque j’ai été élu président de la République et nous avons mis à chaque fois la France en situation de soutenir le processus qui est ici engagé en Guinée. Je rappelle que le président Alpha Condé est le premier président élu au suffrage universel dans les conditions démocratiques et transparentes et pluralistes. Mais il faut aller jusqu’au bout de ce processus et ce qui vaut pour la Guinée vaut pour l’ensemble des pays amis en Afrique. »

En discourant ainsi sans langue de bois à Cona-cris, François Hollande ne semblait pas avoir tenu compte de ce dicton français : « La vengeance est un plat qui se mange froid. »

En effet à moins de quinze jours du déménagement de François Hollande de l’Elysée, le matamore du palais Gokhi Fokhè s’amène à Paris avec tout son bataclan de chambellans, de laveurs de chats, pour dîner et apostropher tout en tutoyant, dans la dernière séquence de son galimatias, Français Hollande qui a choisi de ne pas se présenter à la présidentielle française pour un deuxième mandat au regard de son impopularité dans les sondages. Hé ! On vous livre Goby mot à mot, sans trop déplacer ou en rajouter une virgule :

« (…). C’est pas toujours facile de comprendre l’Afrique surtout quand on a l’habitude de nous dicter ce que nous devons faire. Mais aujourd’hui nous sommes devenus majeurs. Nous sommes décidés à ce que les problèmes africains soient résolus par des africains. A commencer par le problème de la Libye. A Deauville, j’étais invité lorsque le président Sarkozy était au pouvoir. Issoufou et moi, nous avons dit : « N’intervenez pas en Libye. Votre intervention va avoir deux conséquences. La somalisation de la Libye ça veut dire il n’y aura pas d’Etat en Libye. Ça sera trois régions au moins : Brikou, Misrata et Tripoli sinon plus. Et comme nous savons que la Libye était un arsenal du développement du terrorisme chez nous. Vous êtes intervenus et vous êtes partis. C’est facile aujourd’hui que Obama ou Cameron fassent leur autocritique pendant ce temps nos enfants sont en train de mourir sous les armes des terroristes ou dans le désert libyen ou dans les eaux de la méditerranée.

Donc nous sommes décidés désormais à nous prendre en mains. Le sommet de Kigali et de Addis Abéba était un tournant. Nous étions financés en grande partie par l’union européenne. Nous avons décidé désormais d’être autonome financièrement et de nous financer nous même. D’où la décision de consacrer 0,2 % de nos importations financement de l’Union Africaine. Parce que l’indépendance commence d’abord par l’indépendance financière. Nous avons fait les réformes de l’Union Africaine et nous avons donc décidé aussi de nous prendre en mains.

Nous avons constaté que les casques bleus sont au Congo Kinshasa, ils sont 20.000 depuis des années, ça ne change rien. Nous avons donc décidé que désormais nous souhaitons que vous nous apportiez votre contribution pour nous équiper matériellement. Mais ça sera des troupes africaines qui se battent désormais. Nous avons salué votre intervention mais nous ne souhaitons plus que des soldats français aillent voler en Afrique. Nous préférons que l’Afrique prenne son destin en main, que vous nous aidiez à avoir des équipements, que ce soit des africains qui se battent comme nous sommes en train de le faire en Somalie. Donc tu as montré et je pense qu’ils te célébreront que l’Afrique est devenue majeure. Nous ne voulons plus être jugés par des ONG surtout quand on sait que quelqu’un d’entre vous nous a fait des leçons sur le respect et des libertés de la presse et qui aujourd’hui se trouve maire Front national en France. Alors donc nous ne voulons plus que ça soit les ONG qui dictent ce que nous devons faire, qui nous jugent.

Nous voulons désormais qu’on nous laisse déterminer : quelle est la politique de développement que nous voulons ? Comment nous voulons appliquer les règles universelles de la démocratie en fonction de la réalité concrète et de tenir compte des spécificités de chaque Etat. Non pas d’avoir une vision dogmatique : « Il faut ça en Afrique ! Il faut ça en Afrique ! »

Nous ne voulons plus de cela. Nous voulons désormais que vous nous accompagniez mais entre adultes, majeurs, et pays indépendants dans la coopération : « gagnant gagnant », entre des Etats souverains. Tu as compris cela ! Et nous disons aux européens que désormais ce sera l’Afrique. Nous ne souhaiterons plus qu’on nous dicte ce que nous devons faire ou qu’on intervienne dans nos affaires. Nous voulons désormais qu’on nous respecte. Comme nous respectons votre souveraineté qu’on nous respecte et qu’on sache désormais : nous sommes devenus majeurs. Et ça tu as beaucoup contribué, merci François ! »  

Sur le coup ! François Hollande encaisse, et ne répond pas. Il n’a pas perdu la bataille des idées mais il sait qu’il a perdu la partie face à tous ces dictateurs africains qui se taillent des constitutions pour une présidence à vie. A quoi ça sert de discutailler avec ce Goby Condé alors qu’il n’aura pratiquement plus la voix au chapitre à l’Elysée à partir du 23 avril 2017. François Hollande regarde tout simplement Goby Condé, avec une mine presque déconfite, faire le guignol sur scène tout en distribuant des gratifications honoris causa comme de petits pains au chocolat à des copains « fotés », à Ségolène Royal, et encore à ce même Bernard Kouchner qui avait bidouillé sur le système de santé au Gabon, et engrangé ainsi beaucoup de pognons dans ce pays. Aux dires de Goby condé, le ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius, était parti chercher son petit pain au chocolat jusqu’à Conakry. C’est pourquoi le Gourou du palais Gokhi Fokhè le prive alors, en ricanant, d’un petit pain au chocolat à Paris. Aux autres aussi d’avoir leurs petits pains au chocolat. Pendant que la plupart des Guinéens crèvent la dalle dans le bled, certains ont l’outrecuidance d’applaudir cette mauvaise prestation théâtrale de Gobykhamé à Paris.

Que ceux qui cautionnent cette sortie de Goby lèvent la main ! Levez la main, bordel ! Allez, lève la main ! Hé, toi là ! Tu es pro-Goby, non ! Lève la main, alors ! Lève la main, complètement de façon visible et responsable ! Espèce de sournois que tu es ! Que tous les sherpas, les tartuffes, les conasses et conards politiques qui ont la passion du lucre et qui encouragent Goby Condé à garder le pouvoir ad vitam aeternam lèvent la main !

Maintenant que tous les aigris rageurs, les laissés-pour-compte, les chômeurs, les élèves et étudiants guinéens à qui le régime de Goby impose un enseignement de quatre sous, les travailleurs mal payés, grosso modo toutes ces populaces qui vivotent dans la précarité et le dénuement se mettent debout. Allez, debout ! Mobilisez vous ! Goby est décidé à vous mener par la bride et le fouet. Il sous estime votre bon sens, votre intelligence à débrouiller son intention politique à garder le trône au-delà de l’an 2020.

Afakoudou ! A écouter Goby Condé papoter l’on se demande s’il a un minimum de respect pour ceux qui l’écoutent. Parce qu’en ayant un minimum de respect et de reconnaissance pour les gens qui vous écoutent vous évitez de dégoiser des âneries, de raconter des conneries, des imbécilités politiques. N’est-ce pas ?

Goby argumente que l’on devient majeur à l’instant précis qu’on vous coupe le cordon ombilical. Si l’on suit son raisonnement oiseux, les Guinéens sont majeurs depuis 1958. Ce n’est donc pas avec son arrivée au palais Gokhi Fokhè que les Guinéens sont devenus majeurs.

A l’époque, les Guinéens s’étaient coupés, eux mêmes, le cordon ombilical d’un coup sec avec un grand coutelas aiguisé. Et de 1958 à 1984, le tyran Sékou Touré et sa famille avaient dirigé la Guinée. Durant un quart de siècle Sékou Touré, en toute liberté, avait clabaudé contre les Américains et le monde occidental notamment la France, l’Angleterre, l’Allemagne, le Sénégal, la Côte d’Ivoire. Durant tout son règne terrifiant, ni les Yankees ni les Européens n’avaient eu à dicter une ligne de conduite politique à Amadou Sékou Tidiane Touré qui s’était attribué un droit de cuissage sur toutes les Guinéennes. Et même après le rétablissement des relations diplomatiques entre la France et la Guinée, jamais de jamais l’hexagone n’avait dicté quoi que ce soit au dictateur Sékou Touré. L’on se souvient d’ailleurs de cette visite du président Valérie Giscard D’Estaing à Cona-crimes au moment où la révolution sékoutouréenne faisait encore fureur dans le bled. Giscard s’était abstenu de dénoncer la violation des droits de l’homme en Guinée. Giscard ne s’était même soucié du sort de son compatriote, Jean-Paul Alata auteur de « Prison d’Afrique », qui croupissait dans un trou au Camp Boiro. Durant un quart de siècle Sékou Touré s’était déchainé contre tous ceux qui ne pensaient pas comme lui, et il avait fait zigouiller la plupart d’entre eux. Il avait fait massacrer aux frontières tous ceux qui tentaient de fuir sa révolution sanglante et abjecte. Et dans ses diarrhées verbales, il anathématisait les peuls et qualifiait les intellectuels issus de cette ethnie de saytan ou de suppôts de Satan. Durant un quart de siècle, Sékou Touré avait gouverné la Guinée d’une main de fer avant d’aller mourir de sa belle mort au cœur de l’impérialisme à Cleveland aux Etats-Unis qu’il n’avait eu cesse de dénoncer avec sa voix terrifiante.

Le Colonel Lansana Conté remplace Sékou Touré à la tête du pays. Il libère la parole dans le bled mais met le pays en coupes réglées. Il refuse d’entendre raison, n’écoute aucun conseil, gouverne comme il l’entend. Lui aussi meurt tranquillement dans son lit à Cona-cris après 24 ans de pouvoir.

Ensuite la chance sourit au capitaine Moussa Dadis Camara, le Pharaon du CNDD, qu’on place comme ça à la magistrature suprême. Dans sa mégalomanie, on le fait croire qu’il est un envoyé de Dieu au même titre que Moïse pour le peuple Hébreux. La Guinée devient vite une Tour de Babel. Et le 28 septembre 2009, le bidasse Aboubacar Sidiki Toumba Diakité et sa bande de troupiers massacrent au stade du 28 septembre à Cona-crimes plus de 157 manifestants politiques, aux mains nues. Il est question de traduire les responsables de ce massacre à la justice. Mais une après-midi Toumba Diakité, rétif, tire une rafale sur la tête du Pharaon du CNDD et précipite sa chute du trône. On connaît la suite des choses. Doncou ! Ne retournons pas le couteau dans la plaie en revenant en détails sur ces choses qui ont abouti à l’intronisation de Gobykhamé au Kibaniyi.

Goby Condé est au trône depuis 2010. Il va terminer son deuxième mandat de règne en 2020. La constitution dans son état actuel ne l’autorise pas à briguer un troisième ou quatrième ou cinquième mandat voire à mourir au trône comme Sékou Touré et Lansana Conté. Il sait ça parce qu’il se dit professeur de droit. Mais il est décidé à passer outre l’interdiction juridique pour garder le pouvoir. Et aujourd’hui il se fait le portevoix de tous ces dictateurs africains que Barack Obama avait fâché le 28 juillet 2015 à Addis Abeba par ces maux :

« Les progrès démocratiques en Afrique sont en danger quand des dirigeants refusent de se retirer une fois leur mandat terminé. »

Obama d’embrayer sur ça :

« Lorsqu’un dirigeant essaie de changer les règles au milieu de la partie pour rester en poste, il s’expose à l’instabilité et à la discorde. »

Goby Condé est aujourd’hui solidaire à Denis Sassou Nguesso, Robert Mugabe, Ali Bongo, Idriss Deby, etc. Dans l’Union Africaine, ces chefs d’Etats africains à la boulimie du pouvoir insatiable forment bande à part. Ils en veulent tous à Obama et à François Hollande et à David Cameron.

Hé ! On n’est heureux que chez soi. S’il y a la démocratie, l’emploi, le développement économique dans le patelin, les jeunes guinéens n’iront pas « mourir sous les armes des terroristes ou dans le désert libyen ou dans les eaux de la méditerranée ». Mais Goby Condé exploite ce drame en vue de planifier son troisième mandat de règne en Guinée. Et son désir de garder le trône ne laisse planer aucun doute. Réécoutez ça sortir de sa propre bouche :

« Nous voulons désormais qu’on nous laisse déterminer : quelle est la politique de développement que nous voulons ? Comment nous voulons appliquer les règles universelles de la démocratie en fonction de la réalité concrète et de tenir compte des spécificités de chaque Etat. Non pas d’avoir une vision dogmatique : « Il faut ça en Afrique ! Il faut ça en Afrique ! »

Et il y a cette autre louche de brouet qu’il rajoute dans l’assiette déjà pleine à ras bord de François Hollande :

« Nous ne souhaiterons plus qu’on nous dicte ce que nous devons faire ou qu’on intervienne dans nos affaires. Nous voulons désormais qu’on nous respecte. Comme nous respectons votre souveraineté qu’on nous respecte et qu’on sache désormais : nous sommes devenus majeurs. »

Ça crève l’entendement que Gobykhamé planifie là son troisième mandat. Il a sa conception de la démocratie. Il a sa façon de voir les choses en tenant « compte des spécificités » de la Guinée. C’est que dans ce pays, n’importe quel imbécile qui arrive au pouvoir pourrait s’y maintenir en s’accotant à l’armée guinéenne qui râtèle des gouapes, des salopards, des « gnangamadis soffalés » qui violent de pauvres femmes, introduisent leur arme à feu dans leur intimité, égorgent à l’arme blanche de jeunes manifestants politiques et tirent à bout portant sur d’autres. Les crimes commis par les militaires, les gendarmes et les policiers pour le compte de l’Etat guinéen restent impunis. Ça fait partie des spécificités de la Guinée.

Le régime autocratique de Goby Condé a fait près de 3000 morts dans toute la Guinée de 2010 à ce jour. Et voilà Goby qui demande à avoir les coudées franches dans son règne en Guinée. C’est-à-dire plus de droit de manifestation politique pour l’opposition en Guinée. Plus de droit de grève pour les élèves et étudiants qui réclament juste de meilleures conditions d’études, de bons professeurs. En tenant compte justement des spécificités de la Guinée, Goby Condé fermera sûrement la gueule à beaucoup de radios privées. Il veut bien que l’Union Européenne lui apporte une aide matérielle ou financière mais sans pour autant que ces « fotés » ne portent leur droit de regard dans la gestion de cette aide.

Ecoutez, chers compatriotes de l’opposition ! Si vous dormez sur vos lauriers, Goby Condé fera changer la constitution pour rester en poste à la fin de son mandat en 2020. Mobilisez les troupes ! Mobilisez les militants ! Goby Condé se prépare à sa propre succession en 2020. C’est pour très bientôt ! Ce bavardage de Gobykhamé à quelques jours de l’élection présidentielle en France, s’adresse aussi par ricochet au futur locataire de l’Elysée.

Il faut chauffer Goby pour l’empêcher de changer la constitution en Guinée en sa faveur. Il faut absolument le chauffer pour l’amener à respecter la loi, la Guinée et les Guinéens. Wallahi ! Il ne respecte pas les Guinéens. Il l’a laissé entendre à Paris : « En général le peuple est ingrat » a-t-il dit clairement à François Hollande. Goby ment et manipule : le développement économique de la Guinée et des Guinéens ne l’intéresse pas tant. Ce qui l’intéresse vraiment c’est les attributs du pouvoir. Le sentiment d’être le gourou de la Guinée, de puiser dans les caisses de l’Etat quand ça leur plaît, lui et son rejeton, d’être toujours entre deux avions sous prétexte d’aller négocier des marchés de développement pour le patelin.

Mborré ! Le cas de la Guinée est grave. On est majeurs depuis 1958. Et regarde dans quel état minable, dégueulasse se trouve Cona-cris qui croule sous des monticules de saletés, et patauge dans des eaux usées. Regarde Dakar et regarde Cona-cris, la souillon ! C’est deux capitales opposées en tout. Il faut que ça change maintenant. Et le premier changement s’imprimera avec le départ de Goby Condé du pouvoir… en 2020.

Benn Pepito