Une douleur et une injustice sans fin en Guinée

baby soumahQuand on viole une femme, on souille toute l'humanité. 

Les viols et meurtres du 28 septembre 2009, dans le stade du même nom, continuent de tracer une ligne rouge dans  notre conscience collective.

Ils ont été commis par des membres de la Garde présidentielle de l'ex-Président putschiste Moussa Dadis CAMARA lors du règne du CNDD. 

Ils constituent vraisemblablement des crimes contre l’humanité passibles devant la Cour pénale internationale.

Face, notamment, à l'incurie, à la passivité des autorités guinéennes qui ont ratifié le statut de Rome entré en vigueur‎ le 1er juillet 2002‎ après sa signature‎ du ‎17 juillet 1998‎‎.

Le bourreau tue deux fois, dit-on.

En donnant d'abord la mort à des victimes innocentes.

Et en tentant, ensuite, de jeter un drap d'oubli sur ses méfaits pour bénéficier de l'impunité  judiciaire.

Des assassins, des meurtriers courent toujours.

Certains sont même planqués, "protégés" dans les hautes sphères de l'Etat guinéen.

La commission d'enquête diligentée par l’ONU était composée de trois commissaires: Mohamed Bedjaoui (Algérie), Françoise Ngendahyo Kayiramirwa (Burundi) et Pramila Patten (Maurice).

À quoi sert leur rapport accablant de 60 pages remis le 16 décembre 2009 au Conseil de sécurité par l'ex-Secrétaire général BAN KI-MOON ?

À quand la fin du long chemin de l'injustice pour plus de 158 morts et les viols ?

La violence politique et l'impunité doivent être bannies définitivement, éradiquées en Guinée pour préserver la concorde et l'unité nationales.

Que Dieu préserve la Guinée !

Nabbie Ibrahim Baby SOUMAH 

Juriste et anthropologue guinéen