Pour la justice guinéenne, les manifestants seraient responsables des violences de février

arrestationLes 19 et 20 février derniers, de violentes manifestations en marge de la grève des enseignants ont éclaté à Conakry, faisant huit morts, de nombreux blessés et d'importants dégâts matériels. La justice guinéenne a invité la presse locale pour un éclairage sur ces évènements. Le procureur pointe les manifestants comme principaux responsables de ces violences.

C’est l’avocat général près la cour d’appel de Conakry, Yaya Kaïraba Kaba, qui s’est fait le porte-voix de la justice guinéenne. En une heure et quelques minutes, il a essayé avec ses proches de faire le bilan de ces violentes manifestations, qui ont causé la mort de huit personnes. Dans quelles circonstances ces cas de décès sont intervenus et qui en porte la responsabilité ?

« Les cas de décès sont essentiellement dus aux faits qualifiés de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner et des cas d’homicides volontaires perpétrés par les manifestants », assure le procureur.

Ce sont donc selon lui des manifestants qui ont tué d’autres manifestants, suscitant la surprise dans la salle. « Il y a 36 gendarmes qui ont été blessés dont trois gravement, ajoute-t-il. Il y a également des policiers qui ont été blessés et il y a également des blessés parmi les manifestants. »

« Est-ce qu’un jour l’impunité prendra fin en Guinée ? », interroge un journaliste. « Mais c’est toute la raison d’être de la justice, rétorque l'avocat général. C’est toute la raison de la politique pénale dans ce pays ! L’impunité doit être combattue par tout le monde ! Mais c’est une lutte que nous allons mener patiemment, mais efficacement. »

Source RFI

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