Emeutes à Fria et à Conakry après la mort de deux jeunes : la presse du contient se déchaine sur le régime de terreur d’Alpha Condé

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Des émeutes ont éclaté mercredi dans la ville de Fria, dans l'ouest de la Guinée, et à Conakry, après la mort de deux jeunes dans des circonstances bien distinctes. Dans la capitale guinéenne, des manifestations se sont même poursuivies le lendemain matin, avant d'être dispersées par la police.

La gendarmerie locale mise à feu, certains bâtiments administratifs saccagés. Des centaines de jeunes en colère sont descendus, le 26 février, dans les rues de la ville de Fria, à 150 km au nord-est de Conakry, pour protester contre la mort de deux de leurs dans des circonstances encore non élucidées. Ils étaient "armés de bâtons, de gourdins et même d'armes blanches", a indiqué un policier de la ville joint par téléphone depuis Conakry.

Des témoins ont affirmé que le bureau du maire de Fria avait également été saccagé et que les jeunes avaient en outre réussi à briser les portes de la prison, permettant à au moins une vingtaine de détenus de s'évader. Plusieurs véhicules ont également été détruits.

Des renforts de militaires et gendarmes ont été dépêché dans la nuit pour tenter de calmer la situation. Les jeunes soupçonnaient les policiers d'être responsables de la mort d'un de leurs.

Violences après le décès d'un adolescent

À Conakry, des lycéens ont également violemment manifesté mercredi après le décès d'un de leurs camarades à l'hôpital, accusant les médecins de négligence. Moussa Mara, élève en classe de seconde, avait été hospitalisé mardi après avoir reçu un coup de pied au ventre lors d'un match de football dans son quartier.

Selon un manifestant, les médecins ont demandé 300 euros à sa famille pour le soigner, mais celle-ci n'ayant pas les moyens de payer, ce sont ses camarades de lycée qui se sont cotisés pour qu'il puisse subir une opération au cours de laquelle il est décédé.

Les élèves ont alors attaqué à coups de pierres la direction de l'hôpital, brisé des vitres et des véhicules, blessant plusieurs personnes, dont trois médecins. Jeudi matin les élèves ont à nouveau manifesté sur un des grands axes routiers de Conakry, mais ils ont été dispersés par la police anti-émeute à l'aide de gaz lacrymogène et de matraques.

Le ministre guinéen de la Santé, Rémy Lamah, a regretté la mort du jeune lycéen et condamné les violences.

Source : JA

Flash info: Emeutes à Fria

manifestants_2Des jeunes ont pillé et mis le feu à plusieurs bâtiments administratifs de la ville de Fria, dans l’ouest de la Guinée, pour protester contre la mort de deux des leurs dans des circonstances distinctes, a appris jeudi l’AFP auprès de la police et de témoins. «Des centaines de jeunes armés de bâtons, de gourdins et même d’armes blanches ont pillé, saccagé et mis le feu à la gendarmerie, aux services techniques du développement rural et à la direction préfectorale des mines», a indiqué un policier de la ville joint par téléphone depuis Conakry, la capitale située à 150 km plus au sud. Selon lui, ils protestaient contre le meurtre par des agents de la police municipale d’un adolescent accusé de détenir de la drogue.

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La visite de Mohamed 6 reporté de nouveau. Le roi du Maroc fuirait-il l’insécurité galopante à Conakry ?

roi_mohammed_viEt de deux. Après le premier report qui a surpris plus d’un, la visite royale vient de nouveau d’être reportée. Prévu pour ce samedi 1ier Mars, l’arrivée de M6 (Mohamed 6) vient d’être reportée au 03 Mars.

Si pour le pour le premier report, le ministre de la Coopération avait fait des explications alambiquées, cette fois-ci il a été contraint d’avouer que le report est venu de l’entourage du Cherif. De sources proches de l’Ambassade du Maroc à Conakry, des menaces sérieuses sur la sécurité de M6 justifieraient ce report qui ternit davantage l’image du régime d’Alpha Condé. Infréquentable eu égard au caractère dictatorial de son régime, la visite de M6 constituerait la première foulée d’une personnalité digne de son rang depuis l’intronisation d’Alpha Condé par le biais d’une mascarade électorale de grande ampleur.

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